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Point d’actualité sur l’activité oléicole en Corse et l'état d’avancement
de la demande de reconnaissance en AOC.

Le Verger :

On peut distinguer le verger en trois catégories

- Une oliveraie traditionnelle (8000 hectares existant selon le cadastre, de l’ordre de 1500 hectares exploités). Ces vergers sont tous plusieurs fois centenaires, certains arbres auraient plus de 2 000 ans.

- Un verger de Picholine : planté dans les années 1960 suite au gel de 1956 qui a épargné la Corse mais ravagé la Provence. Il reste aujourd’hui près de 270 hectares de Picholine, depuis une quinzaine d’années un gros travail de rénovation a été entrepris par la profession, aujourd’hui pratiquement tous les vergers ont été remis en production.

- De nouveaux vergers plantés depuis 1995. Fin 2002 on dénombre 300 hectares d’oliveraies récentes. Les plus anciens de ces vergers sont en train d’entrer en production.

Production - La Consommation :

La Corse produit aujourd’hui de façon très irrégulière : une année de bonne production est suivie d’une année modeste. Cette campagne par exemple, 200212003 ne devrait pas dépasser les 50 à 80 Tonnes d’huile produites. Les bonnes campagnes peuvent dépasser les 400 Tonnes d’huile. En moyenne théorique, établie sur une dizaine d’années, 150 tonnes d’huile sont produites tous les ans en Corse. Le marché local a été estimé à 100 Tonnes/an. A l’exclusion de quelques contacts ponctuels, les ventes d’huile d’olive se font exclusivement en Corse.

Dans 5 ans, avec l’entrée en production des rénovations d’oliveraies traditionnelles, des vergers de Picholine et surtout des nouvelles plantations, la production de la Corse doit tripler. Le marché local ne suffira plus, il faudra vendre à l’extérieur de Corse.
Avec la valorisation de la production, la profession a fait de la recherche d’une bonne commercialisation hors de Corse sa priorité.

Vendredi 14 mars, les représentants du SIDOC, du CREPAC, de la DRAF, de l'INRA, de l'ODARC sont venus présenter la démarche vers l'obtention de l'AOC huile d'olives Corse aux oléiculteurs.

Où en est la future AOC :

Le dossier a été déposé il y a plusieurs années par le SIDOC (Syndicat Interprofessionnel des Oléiculteurs de Corse). L’instruction réelle s’est accélérée en particulier lors des visites de la Commission d’Enquête (janvier et juin 2002).

Le principe général est de bâtir l’AOC “Huile d’Olive de Corse - Oliu di Corsica” autour de la notion de douceur. Le cahier des charges de production est en cours de finalisation. Il évolue au fur et à mesure des visites de la Commission d’Enquête.

Par exemple, quelques points travaillés actuellement :

Les variétés utilisées pour la production d’AOC seront uniquement les variétés locales traditionnelles. Il y aura un plan de reconversion pour le verger existant en 2000, qui se déroulera sur plusieurs décennies. Tous les vergers existant auront ainsi la possibilité d’intégrer l’AOC, sous réserve de respecter les autres points du cahier des charges, et de proposer une huile d’olive répondant au profil organoleptique requis.

La dégustation de l’huile, le Profil orqanoIeptique : d’une grande douceur, l’huile d’olive de Corse connaîtra, comme tous les produits artisanaux des modulations d’un producteur à l’autre, d’une année à l’autre… Le point commun a % toutes les huiles d’olive sous AOC “Huile d’Olive de Corse -Oliu di Corsica” sera de s’intégrer a un “profil organoleptique” que le SIDOC est en train de définir, avec l’appui du GESAC (Groupe d’Evaluation Sensoriel des Aliments de Corse). En plus de la caractérisation de la typicité organoleptique des huiles de Corse, cette collaboration doit aboutir a % la formation d’un jury de dégustateurs. Son rôle sera l’agrément des huiles en AOC -. Chaque année, pour chacune de leurs cuves, les oléiculteurs devront faire un prélèvement d’huile. Cet échantillon devra, entre autres obligations, être agréé par le jury de dégustateurs pour être commercialisé sous AOC.

Le SIDOC espère obtenir la reconnaissance de l’AOC au printemps 2004.

Par ce logo, le SIDOC souhaite donner la garantie de l’origine corse de l’huile.

Cette année, la gestion du logo par le SIDOC sera une première expérience de la gestion d’une traçabilité (recueil des documents concernant le verger et la production, gestion des étiquettes numérotées, tenues des registres de suivi, contrôles…). Lorsque l’AOC sera reconnue, le logo deviendra celui de l’AOC, se rajouteront alors les contraintes portant sur le verger et les appréciations organoleptiques.