Le vendredi Saint, Sainte Lucie de Tallano commémore la passion du christ à travers la procession du catenacciù.

La sacristie accueille les participants qui revêtent l'habit.

Tous regagnent ensuite le choeur de l'église où les pèlerins et les enfants attendent.

Qui est donc ce pénitent ? Nul ne connaît son nom, chacun essaie de le reconnaître et émet des hypothèses.

La chaine est attachée par une lanière de tissu au pied du pénitent.

U catenacciù se recueille et prie devant l'autel, au pied duquel se trouvent le Christ gisant et la statue de la Vierge en deuil, pleurant son fils mort.

Cette année, Il est précédé par quatre en mauve.

Tous vont accomplir le chemin de croix pieds nus.

Le pénitent rouge (u catenacciù), les chaînes au pied, porte une lourde croix et s'apprête à faire le tour du village figurant la montée du christ vers le golgotha.

Il avance alourdi par les anneaux de sa chaîne et par le poids de la croix.

U Catenacciù est suivi par quatre hommes en blanc et six pénitents en noir qui soutiennent un dais sous lequel repose un Christ gisant recouvert d'un linceul blanc.
Cette année, c'est sous une pluie battante que le cortège a fait le tour du village, accompagné des villageois qui chantent sans interruption le vieux chant de pénitence: "Perdono, mio Dio".
Comme le Christ, u catenacciù doit chuter trois fois sur le chemin de son calvaire.

Les enfants précédent la procession.

La procession chante Perdono, mio Dio, perdono, pietà.

Après la troisième et derniere chute, les pénitents rejoignent le parvis de l'église paroissiale.

C'est alors seulement que u Catenacciù rentre dans l'église, dépose la croix sur le maître-autel et se recueille, entouré de tous les participants.

Les pèlerins vont ensuite baiser un à un le Christ gisant avant de se disperser.